Accompagnement de la chimiothérapie à domicile

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Longtemps, les chimiothérapies n’étaient délivrées que par voie intraveineuse à l’hôpital. Désormais, un nombre croissant d’entre elles sont proposées sous forme orale et le patient peut donc suivre son traitement à domicile. “À l’horizon 2020, on estime que la moitié des traitements du cancer seront pris au domicile. Cela inclut les chimiothérapies, mais aussi les thérapies ciblées qui existent déjà et qui sont très largement proposées sous une forme orale”, indique Mikaël Daouphars, pharmacien au centre de lutte contre le cancer Henri-Becquerel de Rouen, cité par La Croix.

Dans l’ensemble, les patients se montrent satisfaits de ne pas avoir à se déplacer à l’hôpital pour suivre leur traitement. “Beaucoup jugent cela plus confortable. C’est donc globalement un progrès, mais qu’il faut accompagner. Car tous les patients ne réagissent pas de la même manière”, indique Anne Festa, chargée de mission pour la coordination ville-hôpital à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

En effet, se pose alors la question de l’observance, puisque pour que le traitement demeure efficace, 90% des prises médicamenteuses doivent être respectées. Or, les médecins constatent que l’observance n’est pas toujours optimale à domicile, notamment du fait des effets secondaires qui peuvent amener certains patients à stopper leur traitement ou à espacer les prises. L’environnement familial doit être pris en compte, de même que les souhaits des patients, certains préférant être traités à l’hôpital. “Dans tous les cas, c’est l’accompagnement par les professionnels qui est fondamental. Que ce soit à l’hôpital ou à domicile”, conclut Anne Festa.

La Croix – 26 juin 2018