De la nécessité du parcours pharmaceutique en oncologie ambulatoire

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Le Quotidien du Pharmacien – 10 décembre 2018

Chaque année, les Entretiens de Galien réunissent à Lyon pharmaciens d’officine, hospitaliers, industriels et universitaires. Leur programme est riche d’actualités scientifiques et professionnelles présentées par de nombreux intervenants experts en leur domaine.

Cette année, le vice-président de la Société française de pharmacie oncologique a fait le point sur les rôles du pharmacien en cancérologie ambulatoire. François Lemare, pharmacien clinicien à l’Institut Gustave Roussy, a ainsi rappelé que, depuis l’arrivée de traitements oraux, le pharmacien d’officine a un triple rôle à jouer : faciliter la détection des effets indésirables, augmenter l’observance et limiter les arrêts de traitement, et prévenir les interactions médicamenteuses. Il peut être confronté à un certain nombre de difficultés lorsqu’il reçoit des ordonnances pour des traitements anticancéreux en ville. “Une étude de 272 ordonnances de traitements antitumoraux a ainsi révélé une absence de dosage dans 26% des cas, une absence de forme pharmaceutique dans 32% des cas, une posologie conforme au libellé de l’AMM dans seulement 73% des cas, ou encore une présence de la surface corporelle quand cela est nécessaire dans 0% des cas”, rappelle Le Quotidien du Pharmacien (édition abonnés). François Lemare estime que “le parcours pharmaceutique est une absolue nécessité dans la prise en charge en ville des patients atteints de cancer”.