Le déficit 2020 de la Sécu contenu

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Le Figaro, France Info – 24 mars 2021 ; Le Moniteur des Pharmacies – 20 mars 2021 ; Le Quotidien du Pharmacien – 16 mars 2021 ; Les Echos, Le Figaro – 15 mars 2021 ; Le Quotidien du Médecin – 12 mars 2021 ; Egora – 10 mars 2021 ; Les Echos – 9 mars 2021

En 2020, le déficit de la Sécu a été de 38,6 milliards d’euros, 10,4 milliards de moins que prévu.

Le déficit du régime général de la Sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) a atteint 38,6 milliards d’euros en 2020, soit 10,4 milliards de moins que prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2021, a annoncé le gouvernement. “L’essentiel de cette somme étant portée au compte de la branche maladie, tandis que la branche retraite affiche une perte trois fois moindre que prévu”, précise Le Figaro. Moins abyssal que prévu, ce déficit n’en est pas moins historique et très éloigné de l’objectif de 5,4 milliards d’euros d’avant la crise. “L’épidémie a, en effet, pesé lourdement dans ce budget avec les dépenses exceptionnelles (masques, tests, arrêts de travail…) et les pertes de recettes dues à ses conséquences économiques (chômage partiel, reports et exonérations de cotisations…)”, rappelle Le Quotidien du Médecin.

Dans une interview accordée aux Echos (édition abonnés), Olivier Véran et Olivier Dussopt, respectivement ministres de la Santé et des Comptes publics, soulignent l’investissement considérable réalisé dans l’assurance-maladie l’an dernier, avec des dépenses supérieures de près de 14 milliards à l’objectif initial. “Il y a eu encore 600 millions de dépenses supplémentaires par rapport à l’objectif que nous avions revu à l’automne, au titre essentiellement des indemnités journalières et des dépenses de tests”, précise Olivier Véran, en assumant le choix de la prise en charge de toutes les dépenses de soins, de protection et de prévention supplémentaires. Pour le ministre de la Santé, le retour à l’équilibre de la Sécurité sociale reste néanmoins l’objectif du gouvernement. “Au-delà de la crise, pour faire face à des dépenses de santé qui vont être maintenues dans la durée, il y aura nécessairement des évolutions de gouvernance et des mesures d’économies à programmer dans le temps”, ajoute Olivier Dussopt, en écartant toute économie sur les dépenses de vaccination, qui devraient atteindre 5 milliards cette année. “La vaccination, c’est le meilleur investissement public qui puisse être réalisé.”