Anticiper l’avenir de la prise en charge en oncologie
6 min de lecture
Lors des 5e journées d’oncologie et d’immunothérapie de l’Est (JOIE) organisées les 14 et 15 novembre 2025, les intervenants ont présenté les dernières études clés ainsi que des approches de prise en charge innovantes, promettant un impact majeur sur la pratique clinique de demain.
Vaccination thérapeutique en oncologie, où en est-on ?
La vaccination thérapeutique est une approche de traitement innovante, faisant l’objet d’intenses recherches et représentant une source d’espoir pour la prise en charge des cancers.
Point sur les essais cliniques
Malgré plus de 2 000 essais cliniques menés dans le monde, il n’existe à ce jour aucun vaccin thérapeutique en oncologie commercialisé en Europe. Depuis 2009, près d’une centaine d’essais sont en cours chaque année.1 La plupart sont de phase I ou II (85 %), chez l’adulte (93 %), sont menés par des structures académiques (44 %) et se déroulent dans les Amériques et en Asie.1 Les tumeurs les plus représentées sont le carcinome bronchique non à petites cellules, le mélanome, le cancer du sein, du pancréas, de la prostate, de la vessie, le cancer colorectal et le glioblastome.1
Les facteurs clés de son efficacité
La vaccination thérapeutique repose sur l’induction in vivo de lymphocytes T cytotoxiques capables de détruire les cellules tumorales. Cette induction est réalisée grâce à des antigènes apportés par les vaccins.2 Grâce aux avancées de la recherche, les facteurs clés à prendre en considération pour leur efficacité sont aujourd’hui bien compris 3,4 :
- choix des antigènes tumoraux,
- système de délivrance des antigènes (ADN/ARNm, protéines/peptides, cellules),
- stade du cancer (précoce ou tardif),
- type de réponse immunitaire induite (lymphocytes T CD8 et CD4).
La découverte des néoantigènes a notamment contribué à faire progresser le domaine.5 Issus d’altérations génétiques spécifiques au cancer, les néoantigènes sont des protéines produites par les cellules tumorales qui peuvent induire une forte réponse immunitaire chez l’hôte. A ce jour, ils apparaissent comme la classe d’antigènes vaccinaux la plus prometteuse.3,5
En parallèle, la vaccination à ARN messager (ARNm) a émergé, notamment lors de la pandémie de COVID-19. Cette approche a montré non seulement son efficacité, mais aussi une adjuvanticité intrinsèque élevée, une forte modularité et une bonne tolérance.3
Le choix du stade de la maladie auquel administrer le vaccin est essentiel. En effet, l’efficacité des vaccins semble diminuer avec la progression du cancer, en raison de l’augmentation du nombre de lymphocytes T dits « épuisés », c’est-à-dire résistants à la vaccination.6 L’administration du vaccin paraît donc optimale au stade précoce ou en adjuvant après la chirurgie. Au stade tardif, la vaccination devrait être associée à une autre stratégie thérapeutique.6
Résistance à l’immunothérapie : quelles pistes ?
Pour contrer la résistance tumorale aux anti-PD-1, plusieurs stratégies prometteuses sont explorées…
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