CAPRI : télé-suivi des thérapies du cancer

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Le Quotidien du Médecin – 9 juin 2020 ; Egora – 5 juin 2020 ; Le Monde – 30 mai 2020 ; Le Parisien – 29 mai 2020

CAPRI est un dispositif de télé-suivi des patients sous thérapie orale contre le cancer. Les résultats de l’étude évaluant son efficacité ont été présentés au congrès virtuel de l’ASCO fin mai.

Le télésuivi CAPRI (acronyme de CAncérologie, Parcours, Région, Ile-de-France) a été développé à l’Institut Gustave Roussy (IGR) depuis 2015. “Il s’appuie sur plusieurs piliers : humain (deux infirmières de coordination formées) et une interface numérique (plateforme internet et application mobile)”, explique Egora (édition abonnés). Dans le cadre de l’étude, un suivi hebdomadaire pendant un mois et demi était assuré, espacé ensuite peu à peu. 609 patients atteints de cancer métastatique et sous anticancéreux oraux ont été recrutés, 559 dossiers ont pu être analysés. Le critère d’évaluation portait sur la dose de traitement réellement prise par rapport à celle prescrite. Les autres enjeux étaient une meilleure tolérance des traitements, une diminution des toxicités et des hospitalisations, explique l’IGR dans son communiqué.

CAPRI “a amélioré la dose de traitement effectivement reçue par rapport à la dose prescrite (85% dans le groupe témoin versus 94 % dans le groupe télé-suivi). La survenue de toxicités sévères a été réduite : 37% des patients du groupe contrôle ont connu un effet indésirable sévère versus 28% de ceux suivis par CAPRI. Le taux d’hospitalisations a aussi diminué (32% dans le groupe témoin versus 23% dans le groupe télé-suivi), tout comme leur durée (4,4 jours versus 2,8 jours)”, rapporte Le Monde. Une baisse du recours aux soins de support a également été constatée. A l’heure actuelle, 250 patients bénéficient de ce télésuivi, en routine ou du fait de l’épidémie. Un essai CAPRI-2 et une demande de prise en charge par la sécurité sociale seraient envisagés. “Les solutions digitales feront partie de notre futur, mais il convient d’évaluer leur impact aussi rigoureusement que les stratégies médicamenteuses”, conclut le professeur Fabrice Barlesi, directeur médical de Gustave Roussy, cité par Le Quotidien du Médecin (édition abonnés).