Doit-on faire évoluer la stratégie de dépistage précoce des cancers du sein en France ?
Explorons l’intérêt d’un dépistage individualisé, fondé sur le profil de risque de chaque femme pour mieux prévenir et diagnostiquer les cancers du sein.
Dans cette vidéo, l’expert revient sur le profil de tolérance des immunothérapies chez les femmes jeunes, un sujet central dans un contexte où ces traitements sont de plus en plus utilisés en oncologie.
Les immunothérapies exposent à des manifestations auto-immunes susceptibles de toucher n’importe quel organe. Les effets indésirables observés dans cette population sont donc comparables à ceux décrits chez l’ensemble des patients traités.
« Il n’y a pas, à l’évidence un sur-risque d’une toxicité particulière chez les femmes jeunes »
Pr Olivier Lambotte,
immunologiste à Paris
Le Pr Olivier Lambotte souligne que la toxicité pulmonaire pourrait être moins fréquente chez les femmes jeunes, en raison d’une moindre exposition aux agressions pulmonaires cumulées au cours de la vie. Ce point reste une tendance observée, sans conclusion définitive.
Les femmes jeunes étant susceptibles de vivre longtemps après un traitement par immunothérapie, les effets retardés ou persistants constituent un enjeu majeur. Il s’agit notamment de complications endocriniennes (thyroïde, surrénales) et de douleurs ou toxicités articulaires pouvant s’inscrire dans le temps. Ces effets à long terme sont « un vrai sujet » selon le Pr Lambotte, car ils peuvent impacter durablement la qualité de vie.
L’immunologiste insiste sur l’importance :
La structuration du parcours de soins et la coordination pluridisciplinaire sont donc essentielles.
Le Pr Lambotte rappelle que la grossesse est formellement contre-indiquée sous immunothérapie.
Concernant la fertilité, il précise qu’« il n’y a pas, pour l’instant, de signal d’alerte » suggérant un impact négatif propre à l’immunothérapie. Cependant, les jeunes patientes reçoivent fréquemment une chimiothérapie associée, ce qui rend l’évaluation difficile : la question reste donc à considérer et à surveiller, et fait actuellement l’objet d’études.
Il existe, dans la population des femmes jeunes, un pourcentage un peu plus élevé d’auto-immunité. Cela soulève la question d’un sur-risque potentiel de toxicités immuno-médiées en cas de traitement par inhibiteurs de points de contrôle immunitaires chez les patientes présentant un terrain auto-immun préexistant.
À ce stade, il n’existe aucun signal d’alerte majeur, les jeunes femmes étant prises en charge « comme les autres personnes vivant avec le cancer », mais il reste plusieurs questions à explorer.
Explorons l’intérêt d’un dépistage individualisé, fondé sur le profil de risque de chaque femme pour mieux prévenir et diagnostiquer les cancers du sein.
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